Navigateur de l'anthraciteNavigateur de l’anthraciteDes trottoirs lisses et gris Des jours de pluie je cours et toujours m’agite Pressé par une foule folle Bousculé par les sans visages Entre les corps est le passage Mais pourquoi je ne vole ? J’obéis aux zèbres du goudron Aux feux qui disent oui, qui disent non Les bouches d’égouts me font marelles Quant je passe à côté d’elles… Je ne suis que le piéton, Mais j’m'en fous, j’y vais à reculons Attendre agglutinés en grappes D’humains sous le vent frissonnants Qu’enfin le coup de sifflet claque Un flot de chair libérant Je voudrais juste avoir le temps... De jouer avec les bandes blanches Les parcourir d’un pied glissant, Et Surfer sur leur tranches Mais non… J’obéis aux zèbres du goudron Aux feux qui disent oui, qui disent non Les bouches d’égouts me font marelles Quant je passe à côté d’elles… Je ne suis que le piéton, Mais j’m'en fous, j’y vais à reculons De ricochet en anicroches Sur la tôle de toutes ces voitures Je roule, je bondis et m’accroche Aux réverbères qu’ont fière allure Seuls petits points de lumière Auxquels on peut se raccrocher Quand on a le nez dans la poussière Dans cette ville, en cercle, lacérée… Par la route qui mène à nulle part |
Can you read on my lips ?i talk about the O Surprise ? About the R Like rules. i talk about the D Like Death. i talk about the I Like irresponsible. i talk about the N Like End. i talk about the A Like after. i talk about the T Like teenagers. i talk about the E Like Emergency. I talk about the U Just like You. i talk about the R That you cannot Breathe anymore. |
Les fourmis rougesJ'ai rêvé de drame et le monde brûlait,Fouillé par des milliards de fourmis rouges. Donner son cou à la morsure du temps. La chair s'efface à chaque seconde. Mieux vaut fermer les yeux Creuser un puits d'oubli autour de nos vies. Je revois le visage pâle et tendre de linda Chaque fois, au cours de mes visions, Un piano emplit ma tête : elle chante. La pression des touches fait jaillir des filets d'eau Fraîcheur et pureté se mêlent en son teint diaphane Soudain, plus rien ne bouge Au loin, je crois entendre un froissement de tissus. Dechiqueté par leurs crocs. Il s'accompagne d'un bruit cadencé Oui, ce sont bien des bottes qui martèlent le sol Foutez le camps ! Trop tard.Je les entends déjà rire. Se poster sur l'escalier de secours ! Attendre le verdict, mais pourquoi ? Fascination de l'inconnu Ou instinct de survie ? Inconscient toujours. Ils s'embrassent maintenant. Non pas déjà le baiser de Judas. Je pense à son corps brassé Par tant de doigts, Meurtris de mille désirs J'entend le satin de sa peau bruisser sous les palpitations du coeur des autres J'entends encore son cri. Paralysie. Dernier retranchement dans une froide confusion Ultime sentence Décapitée par les pales de leurs bras. La peau de linda est blanche, sa robe rouge, son coeur secret. La rue est noire et l’on marche sur les fourmis rouges ... |